Carnet de Poilus

Le CDI

Cette année, les classes de 3ème1 et de 3ème2 avec le professeur de lettres, Madame Colombé et les professeurs documentalistes ont réalisé des carnets de Poilus. Chaque élève a cherché à nous faire vivre l’histoire de son soldat lors de la Grande Guerre.

Pour rendre son carnet le plus proche de la réalité vécue dans les tranchées chacun y a ajouté sa touche personnelle… Certains ont fait vieillir leur carnet avec du thé, d’autres avec du café. Certains ont choisi de s’exprimer en rajoutant des dessins qui représentent des scènes de vie très émouvantes avec la nature humaine dans ce qu’elle a de plus profond et son lot de haine, de fatalité mais aussi de solidarité et de sacrifice. Tout cela pour nous rappeler la dureté des événements que nos grands- parents ont vécu lors de cette guerre surnommée « La der des ders ».

Exposition des carnets de poilus

Inès Ibbou, 3ème 2

 

Extrait du journal de Poilu de Thomas Batique :

« Je regrette de mourir ainsi. Mon ami Jean me soutient comme il peut. Il m’a promis que s’il s’en sortait, il irait voir ma femme et mon fils pour leur raconter ce qui m’est arrivé. Je lui souhaite de survivre et de sortir de cet enfer. Toute cette guerre, tous ces morts, je m’interroge souvent sur le sens de tout cela… »

 

Aurianne Cartalas et Eva Colmano en 3ème 1 ont réalisé une interview exclusive en se posant les questions et en proposant les réponses :

Un carnet de Poilu, pourquoi ?

C’est un carnet dans lequel un Poilu écrit la guerre telle qu’il la vit au quotidien. La première Guerre Mondiale est au programme de français et d’histoire et c’est une autre manière d’apprendre.

Comment avons-nous procédé ? Comment nous sommes-nous inspirés ?

Nous avons réalisé des recherches dans les livres et interrogé nos familles. Nous nous sommes aussi servi de notre imagination. Puis nous avons choisi nos supports et fait vieillir les pages avec du café, du thé et parfois du cacao. Après, nous avons choisi l’écriture, l’encre, les mots, le champ lexical de la peur et des sentiments. Nous avons écrit à la première personne et au présent.

Combien de temps cela nous a-t-il pris ?

Environ deux à trois jours pour la réalisation.

Quel est l’intérêt de ce travail ?

En se mettant dans la peau d’un Poilu, on réalise mieux ce qu’était la Guerre et comment la vivaient ces soldats… Nous avons également pu découvrir l’histoire de notre famille à cette époque. Cela nous a permis de réfléchir au vocabulaire ancien que l’on n’utilise plus aujourd’hui. Et puis nous avons pu partager nos carnets avec l’ensemble des élèves lors de l’exposition au CDI qui se déroula pendant trois semaines.

 

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