Un après-midi de grâce et de joie en ce 11 février : fête de Notre-Dame de Lourdes — Institut Saint Thomas de Villeneuve - Chaville

Un après-midi de grâce et de joie en ce 11 février : fête de Notre-Dame de Lourdes

Ils étaient 83 confirmands. 83 courageux qui ont pris leur mercredi après-midi pour se retrouver entre eux pour quelques heures tournées vers le Christ et son Église.

Ils étaient 83 confirmands. 83 courageux qui ont pris leur mercredi après-midi pour se retrouver entre eux pour quelques heures tournées vers le Christ et son Église.

Parmi eux, deux jeunes de l’aumônerie de Chaville, heureux et un peu impressionnés de rejoindre cette grande famille de confirmands rassemblée en ce 11 février, jour lumineux de Notre-Dame de Lourdes.

L’après-midi s’est ouverte dans une joie simple et contagieuse. Une demi-heure de louange vibrante, portée par les voix des jeunes et le djembé enthousiaste de Sœur Salomée. Le rythme battait comme un cœur vivant, rassemblant les timides et les extravertis, les chanteurs assurés et ceux qui murmurent plus discrètement. Une joie partagée pour rendre gloire à Dieu.

Puis le Père Cédric a pris la parole. Avec clarté et profondeur, il a conduit les jeunes au cœur d’un mystère immense : la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. Un mot impressionnant – transsubstantiation – est venu se poser dans l’après-midi comme un défi théologique et linguistique. Derrière ses syllabes un peu redoutables, un trésor : le pain qui devient réellement le Corps du Christ, le vin qui devient réellement son Sang. Silence attentif, regards concentrés. On sentait que quelque chose de grand était confié à ces jeunes intelligences.

Ce mystère s’est prolongé dans vingt minutes d’adoration particulièrement fervente. Méditations, chants doux, silence habité. Certains avaient les yeux fermés, d’autres fixaient l’ostensoir avec une gravité touchante. Il y avait là une profondeur inattendue, une prière vraie, simple, offerte.

Après l’intensité spirituelle, place à la convivialité : un goûter festif au goût bien connu de Nutella et de Coca. Et comme toute grande aventure mérite un jeu, un défi circulait de groupe en groupe : prononcer correctement transsubstantiation. Ceux qui y parvenaient – sans trébucher – gagnaient quelques bonbons bien mérités. On riait, on recommençait, on s’entraidait. La théologie devenait presque sportive.

Le témoignage de Fabiola a marqué les esprits. Vivant, juste, profond. Elle a parlé de sa foi sans détour, avec simplicité et vérité. Les jeunes écoutaient, vraiment. Ses mots ne sonnaient ni théoriques ni lointains : ils étaient incarnés. Quand elle a terminé, les applaudissements ont jailli spontanément. Un merci vibrant pour une foi partagée sans masque.

Puis est venu le temps sérieux et solennel de la rédaction de la lettre à l’évêque. Stylos en main, fronts penchés, visages concentrés. On pesait les mots. On cherchait à dire vrai. On demandait de l’aide pour la mise en forme. Pourquoi demander la confirmation ? Que signifie pour moi l’Esprit Saint ? Ces feuilles blanches sont devenues des engagements personnels.

Un moment de récréation a permis de relâcher la tension avant l’accueil de l’évêque. L’arrivée de Monseigneur Rougé a donné à l’après-midi une dimension particulière. Remise solennelle des lettres. Puis un dialogue riche et vivant entre les jeunes et leur évêque : questions franches, réponses profondes, échanges sans langue de bois. On sentait une jeunesse vivante heureuse de rencontrer leur évêque.

En ce jour de Notre-Dame de Lourdes, patronne des malades et signe d’espérance, quelque chose de beau s’est tissé : une jeunesse priante, joyeuse, sérieuse aussi, qui chante, écoute, adore, rit et qui ose poser des questions.

Un immense merci à toute l’équipe accompagnatrice, pour son énergie, sa présence fidèle, son soutien discret et constant. Derrière chaque moment réussi, il y a des cœurs donnés, une foi transmise patiemment.

Le 11 février restera comme une étape lumineuse sur le chemin vers la confirmation.

E. Jubert, animatrice en pastorale